La dysharmonie qui s'empare d'un corps est la résultante de la guerre intérieure qu'un être mène - très souvent à son propre insu - contre une circonstance, contre autrui, et surtout contre lui-même. Le sentiment d'unité doit présider à l'équilibre physiologique et psychologique. La perception de l'Unité à réaliser avec soi-même et le monde est à la base de la santé dans toutes les traditions. Partant de cette réalité, le malade est quelqu'un qui s'est fait prendre au piège de la dualité et de la séparation. L'état de rupture et de dysharmonie qui en résulte, est ainsi vu comme le créateur d'entailles dans la conscience, entailles qui se prolongent naturellement jusqu'aux corps les plus denses.
Dans son enseignement, Jésus l’a ainsi exprimé à ses disciples, comme le rapporte Daniel Meurois-Givaudan dans « Ainsi soignaient-ils » (Ed. Le Perséa) :
“Très souvent je vous entends accuser l'autre ou les circonstances de votre vie quand la maladie prend possession de vous. Vous criez à l'incompréhension, à l'injustice et il vous arrive même de vous en prendre au Père Céleste. Mais quel aveuglément mes amis ! Quel manque d'écoute aussi, de ce que vous croisez tout au long de votre chemin ! N'est-ce pas vous qui avez généré, les uns après les autres, chacune des circonstances et des rencontres de votre vie ?
Nous sommes toujours de circonstances les uns par rapport aux autres. Nous sommes tous les uns vis-à-vis des autres des occasions de croître ou de stagner. Nous sommes les évènements par lesquels nous nous modelons et remodelons mutuellement. Ainsi fabriquons-nous nos équilibres et nos déséquilibres. Nos occasions de santé autant que celles de nos maladies sont les justes fruits de ce que nous faisons. L'autre que nous accusons, n'est jamais que le prétexte derrière lequel se dissimulent notre aveuglement et notre inconscience. L'ennemi, c'est toujours quelque chose que nous élevons, que nous nourrissons avec constance en nous. Et nous l'inventons dans sa totalité, car en vérité, il n'existe pas. Je me sais bien sûr des adversaires, mais je n'ai point d'ennemi. Rien en moi, ni autour de moi, ne peut être en guerre parce que je ne désigne rien à forcer ni à abattre. Ma santé parle de paix“.
“L’amour est la plus puissante forme d’énergie thérapeutique et le premier catalyseur du retour à la santé, écrit le Dr Léonard Laskow. C’est notre impuissance à nous aimer nous-mêmes et à recevoir l’amour des autres qui est à l’origine de la plupart de nos maladies”. En effet, si nous éprouvons des difficultés par rapport à l’amour, c’est souvent après avoir été - ou parce que nous croyons avoir été - victimes d’une trahison, d’un abandon, d’une humiliation pendant notre petite enfance, et qui nous a donné un sentiment d’indignité, de honte et de culpabilité. Ce sont ces informations négatives, profondément engrammés dans notre corps de souffrance, qui donnent cette impression d’aliénation par rapport à soi-même, mais aussi aux autres.
