L’inextricable conflit de Palestine, avec ses kamikazes d’une cause désespérée et ses opérations punitives initiées par un terrorisme d’Etat, l’obstination de savants fous à vouloir cloner des humains, la destruction de cultures expérimentales d’OGM, mettent l’humanité face aux spectres qu’elle a générés depuis l’aube des temps. Spectres qui ont fini par prendre corps dans le terreau des archétypes du pouvoir, de la domination et de l’orgueil .
Mais déjà la phase d’épuration commence à faire tomber de nouveaux “murs de Berlin”. Ainsi pour la première fois, un des géants de l’industrie pharmaceutique - Bayer - risque l’implosion après le retrait, pour cause de morts, de son médicament anti-cholestérol. Le vent de panique qui souffla dans les cabinets médicaux est révélateur de l’état d’impuissance, mêlé de dépendance, caractérisant les rapports de l’homme moderne à la maladie. Et si cette affaire, venant après bien d’autres, avait déclenché une réelle prise de conscience des limites de la conception matérialiste de la vie et des fausses certitudes distillées par les chantres de la pensée unique médiatico-scientifico-économique?
Toute information reçue fait naître une responsabilité. Comme l’écrit J. Bousquet, “il s’agit moins de changer de comportement que de concepts. La physique nous a depuis longtemps montré un monde éminemment mobile, un tissu d’interrelations dont la matière n’est que l’un des aspects. L’immatériel est à l’Origine, et ressemble plus à une grande pensée qu’à une machine”. La maîtrise de la conscience humaine, à la fois individuelle et collective, est l’enjeu de ce changement de paradigme. Mais de l’extérieur, il s’avère bien difficile de combattre ce champ de force qui va encore générer des crises économiques, fomenter des conflits sociaux, secouer des religions et bouleverser des climats pour tenter de faire triompher la division et la confusion. En revanche, chacun demeure tout puissant au niveau de sa capacité intérieure et de son souci d’éveil.
Toute libération individuelle est un acte décisif pour la libération générale. La conscience est la détentrice des “clés”. Si l’humanité s’est rendue malade en secrétant, puis en ingérant sa propre toxicité, c’est elle-même qui doit se guérir. Le déconditionnement est l’itinéraire obligé pour sortir de l’impasse. Il est le déclencheur qui permet d’agir à un double niveau: l’expansion de la conscience au plan individuel, et la réaction collective face à un endoctrinement s’appuyant sur des valeurs illusoires et sur des mécanismes des plus subtils, parce que respectables en apparence.
La vie appelle aujourd’hui un maximum d’hommes et de femmes à sortir de l’assoupissement général, de l’état hypnoïde dans lequel l’humanité se trouve plongée, à “se nettoyer en profondeur”. Non pas en réajustant son Ego à une autre longueur d’ondes. Mais en expérimentant. Car la connaissance de soi, et la conscience qui l’accompagne, ne sera jamais affaire de philosophie mais de pratique dans le respect de son identité.
